Crise financière : les banques françaises en 2009

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Le bénéfice net de BNP PARIBAS avoisinerait les 3 milliards d´euros,
celui de la Société Générale serait estimé à 2 milliards, chiffres
annoncés cette semaine. Le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole SA présenteraient
des résultats positifs. Sur quatre des six grandes banques françaises
un total qui dépasserait les 6 milliards d’euros !

Pourtant l´ensemble des Banques désignées par la Ministre de
l’économie, Christine Lagarde - les Banques Populaires, BNP Paribas,
les Caisses d’Epargne, Crédit Agricole SA, Crédit Mutuel et Société
Générale - bien que certaines aient émis des réserves, feront très
certainement appel à la seconde tranche d’aide - 10,5 milliards d’euros
– mise à leur disposition par le gouvernement pour renforcer leur fonds
propres. D’ors et déjà BNP PARIBAS envisage une aide de plus de 2
milliards d’euros, la Société Générale quand à elle évoque un chiffre
de 1,7 milliard.

Bien que les Banques françaises semblent être dans une situation moins
inconfortable que leurs voisines européennes, elles restent «
globalement rentable » comme le souligne le Gouverneur de la Banque de
France Christian Noyer, celles-ci « ne sont pas immunisées contre la
crise ».
Malgré tout les pertes provoquées par la crise financière restent
importantes : la Caisse d’Epargne perdrait plus de 1,5 milliard, et
lanterne rouge la filiale de l’Ecureuil et des banques populaires
devrait enregistrer une perte entre 2 et 2,5 milliard d`euros. Si le
résultat 2008 de BNP PARIBAS et de la Générale reste positif, le
quatrième trimestre est fortement déficitaire pour l’un, et tout juste
en équilibre pour l’autre.

Dans un tel contexte économique la prudence reste de mise. Après la
crise financière, Il est probable que toutes les banques souffriront du
second choc lié á la récession brutale de l´activité économique
mondiale. Cette nouvelle injection des subsides de l’Etat, si elle n’a
pas pour but de compenser des faiblesses financières ou de combler des
pertes existantes, permettra d’anticiper les problèmes à venir.
Sera-t-elle suffisante ?

Jusqu’à présent les banques étaient essentiellement touchées par la
dispersion des produits « toxiques » dans le secteur financier mondial.
La dégradation brutale de l’activité économique entraine
aujourd’hui´hui un accroissement rapide du manque de trésorerie des
entreprises et par voie de conséquence augmente les difficultés de
paiement des emprunts octroyés par les banques. Ces crédits considérés
jusqu’alors « sains » que vaudront-ils demain ? Il est à craindre pour
les banques, une nouvelle crise financière, provoquée par une récession
sans précédent.

Bernard Brisson Regroupez vos crédits

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